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Projet 2003 - Évalutation
À peine quelques jours après notre arrivée en terre dominicaine, nous, membres de Rond-Point 2006, avons reçu notre toute première mission. Accompagnés de nos précieux coordonnateurs et de Robert Laurin, nous nous sommes entassés dans une boîte de pick-up et avons traversé les sentiers de terre sinueuse en direction du Bataye Las Pajas. Cette expédition avait pour but d’observer à quel point un projet d’électricité, implanté ici même il y a quelques années avec de l’aide canadienne, a permis d’améliorer grandement le mode de vie des habitants. C’est assis au fond d’un jardin d’hibiscus géants et de palmiers qu’Elvio Valdez nous a partagé la détresse de son village et nous a expliqué leurs besoins.
Pour assurer un minimum de qualité de vie et pour répondre aux besoins primaires ; un accès rapide à l’eau potable et à l’électricité est naturellement élémentaire. En 1995, Cuerpo de Paz, un groupe de coopérants espagnols, a compris cette nécessité et a installé la première pompe à eau au bataye. Malheureusement, le système de pompage avait mal été élaboré. En effet, puisque la pompe était située sous l’eau, il était difficile pour celle-ci de tirer l’eau, à cause du manque de force des mécanismes. Cuerpo de Paz a aussi acheté une génératrice pour assurer le fonctionnement de la nouvelle pompe. Solution efficace, mais vite devenue problématique puisque l’argent nécessaire pour payer le gaz devait être réclamé à la communauté. Malencontreusement, l’aide internationale ne dispose pas d’un budget suffisant pour couvrir tous les coûts reliés à la réalisation des projets de développement. C’est en 2003 qu’une pompe submersible, donc plus productive puisqu’elle pousse l’eau, a été instaurée à las Pajas, et ce, grâce à l’aide canadienne.
En 2002, un simple système d’électricité, implanté par un groupe de jeunes et par Robert Laurin, a apporté des changements considérables dans la vie des résidents du bataye. En effet, ce projet d’électricité les aide inlassablement, entre autres en leur permettant simplement de s’éclairer ou de se munir de petits équipements pour faciliter les tâches ménagères comme le lavage des vêtements. Encore mieux, il les assure d’avoir toujours accès à l’eau. L’électricité reste malgré tout un service privé, administré par la compagnie Edeste. Les habitants du bataye doivent débourser de 200 à 300 pesos par mois, selon les moyens de la famille. Edeste se réserve le droit de couper l’électricité à ceux qui n’ont pas de quoi payer…
Elvio Valdez nous a confié qu’il y avait beaucoup d’autres défaillances tout aussi primordiales à corriger. Entre autres, les résidents du bataye souhaiteraient pouvoir réparer et solidifier leurs habitations ainsi que de construire un refuge pour s’abriter des catastrophes naturelles. Encore aujourd’hui, 98% des maisons sont mal en point et risquent de s’effondrer ou de s’inonder lors de la période des cyclones, soit de juin à novembre. Lors des déluges torrentiels, les gens qui vivent dans de frêles abris doivent prendre le strict nécessaire et abandonner leur maison. Ils se réfugient parfois dans l’école du bataye, qui n’est pas très sécuritaire. En plus d’un nouveau toit solide, cette école aurait un grand besoin de livres pour remplir la bibliothèque et peut-être même de quelques ordinateurs pour un futur local d’informatique. Les enfants de Las Pajas manifestent un fort désir d’apprendre, symbole de dignité personnelle.
Nous sommes donc repartis la tête pleine de nouveaux projets et le cœur rempli d’espoir. Le sourire del Seňor Valdez exprimait toute la reconnaissance et la gratitude de las Pajas à l’intention de tous les jeunes Canadiens et de Robert qui les aident continuellement à s’épanouir.
Gabriela C.
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